A propos

Biographie de Francine MUYUMBA FURAHA

Francine Furaha Muyumba, née le 18 février 1987 à Bukavu en République démocratique du Congo, est une activiste des droits des femmes et des jeunes et une politicienne congolaise élue sénatrice en 2019.
Elle fut durant cinq ans (2014-2019) présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ), l’organe officiel de la jeunesse de l’Union africaine. Élue en 2014 pour quatre ans, elle est reconduite en 20182 pour un second mandant.
De 2012 à 2014, en tant qu’activiste, elle intervient régulièrement comme conférencière sur des questions relatives à la jeunesse en Afrique et ailleurs dans le monde, y compris aux Assemblées générales des Nations unies.

Biographie

Elle est née le 18 février 1987 à Bukavu en République démocratique du Congo. Elle a fait des études à l’université de Namibie. Elle obtient en 2011 une licence en Ressources Humaines, Science et Technologie spécialisée en études des médias Journalisme à l’Université de Namibie. En 2018 à l’Université protestante au Congo (UPC), elle obtient une licence en droit. Elle poursuivit une formation qualifiante en Leadership et Développement à Friedrich Ebert Stiftung en 2009.

En 2017, Francine Muyumba fait partie des 100 personnalités africaines influentes du monde sélectionnées par la MIPAD à New York, une organisation qui travaille en collaboration avec les Nations unies.

Le 15 mars 2019, elle est élue au sénat congolais pour le compte de la province du Haut-Katanga. À 32 ans, elle était l’une des trois plus jeunes sénatrices du Sénat congolais et meilleure élue du Haut-Katanga4.

Le 25 avril 2019, conformément à l’article 108 de la constitution congolaise qui rend incompatible le mandat de sénateur avec tout autre mandat électif ou fonction rémunérée par une organisation internationale, elle démission de la Présidence de l’Union panafricaine de la jeunesse5.

Origines et petite enfance

Fille de Muyumba Lubanga Théophile et de Pascaline Furaha, Francine Muyumba Furaha vient de la grande famille cheffale de Lubovia dans le territoire de Kongolo (Grand Katanga, province de Tanganyika).

C’est à l’hôpital général de référence de Bukavu que naquit le 18 février 1988, Francine Muyumba. Dans ce même établissement officiait son père en tant que colonel au sein de la Croix Rouge. Son père, le Col Muyumba Lubanga Théophile a été Président du Grand Kivu qui comptait à l’époque les actuelles provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema.

Sa mère est née en 1959 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu dont elle est originaire du village Kibati dans le territoire de Nyirangongo. Infirmière de formation, la mère de Francine Muyumba prestait également à la Croix Rouge en tant qu’infirmiere et secrétaire de celui qui deviendra son mari et père de ses enfants.

Après la rencontre du couple à Goma dans le Nord-Kivu, le couple Muyumba évoluera à Bukavu où naîtront tous leurs enfants. À Bukavu, la famille Muyumba avait pris ses quartiers à Kasali, au numéro 63 de l’avenue Lowa dans la commune de Kadutu.

C’est à l’âge de 5 ans que Francine Muyumba perd son père. Une disparition qui conduit la famille Muyumba à quitter Bukavu. Ils retournent dans le Grand Katanga, s’installent à Kalemie où elle fera ses études primaires et secondaires dans la famille de son père.

Trois des frères de Francine Muyumba ont également dédié leur vie à la nation congolaise qu’ils servent sous le drapeau au sein des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), à l’instar du colonel Théophile Muyumba, le plus gradé des trois.

Au service de la jeunesse africaine

Débuts

À l’Université de Namibie, elle a été très active dans le Gouvernement des étudiants et en 2011, elle a été élue présidente du Conseil de la représentation des étudiants de ladite université, devenant ainsi la toute première femme, étudiante étrangère à occuper ce poste.

Elle est également coordonnatrice a.i pays de l’Association des Nations unies (UNAS). Elle retourne au service de la jeunesse de son pays, la République démocratique du Congo.

Présidence de l’Union panafricaine de la jeunesse

Elle est élue présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse en 2014. Une victoire qui marque la première accession d’une femme à la direction de cet organe continental.

Durant son premier mandat de présidente de l’UPJ, elle a renforcé les relations de cette organisation avec la Commission de l’Union africaine afin que les jeunes africains puissent participer aux instances décisionnelles et améliorer leurs vies dans le cadre de création d’emplois des jeunes. Elle a eu à faciliter des dialogues intergénérationnels entre les jeunes et dirigeants Africains.

Elle a collaboré avec la présidente de l’Union africaine de l’époque, Nkosazana Dlamini-Zuma. Une collaboration qui a permis de voir naitre le grand projet de création du Fond africain pour développement de la jeunesse par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.
Elle rejoindra la lutte de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies Ahmad Alhendawi pour obtenir la résolution 2250 sur la Jeunesse, Paix et Sécurité du Conseil de Sécurité des Nations unies.

Fin 2017 au Congrès de l’Union panafricaine de la Jeunesse à Khartoum, Francine Furaha Muyumba s’oppose à la demande de l’Algérie pour l’invalidation de la candidature du Maroc au poste du secrétaire général adjoint de l’Union panafricaine de la jeunesse pour la région du Nord, ce qui qui lui coûtera cher ainsi qu’à son équipe plus tard.

En janvier 2018, un communiqué de la commission de l’Union africaine publié sur le site officiel de l’UA met fin à la collaboration avec l’UPJ9. Cette décision est motivée par une série d’accusations portées par la délégation algérienne. L’influence de l’Algérie au près du Président de la Commission de l’Union Africaine Monsieur Moussa Faki semble avoir été un élément essentiel aux difficultés que l’UPJ connaitra à partir de 2018.

Pendant une année et demie, l’Union panafricaine de la jeunesse travaillera sur le continent africain avec le soutien des États membres de l’Union africaine malgré la décision de la Commission de l’Union africaine.

Puis suivra le rejet de la décision de la commission de l’Union panafricaine de la jeunesse par les États membres en Algérie lors de la réunion spécialisée du comité de l’Union africaine sur la jeunesse, sports et culture qui bloquera également toute initiative de la commission de l’Union africaine visant à défier l’Union africaine panafricaine de la jeunesse.

Entrepreneuriat et la création d’emplois

À la tête de l’UPJ, elle défend l’entrepreneuriat et la création d’emplois pour les jeunes afin de soutenir la paix et la stabilité sur le continent africain.
Elle est la première présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse à s’exprimer et cela à plusieurs reprises devant l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a renforcé les relations entre l’Union panafricaine de la jeunesse, les organismes internationaux et l’Union africaine grâce à la promotion de l’Agenda 2063 de l’UA, la Charte africaine de la jeunesse10et le Programme de Développement Durable 2030 des Nations-Unies.

Au cours de son mandat à la tête de l’UPJ, elle prend successivement la parole au sommet mondial des femmes à São Paulo11, à plusieurs assemblées générales des Nations unies à New York, au premier Forum Mondial de la Jeunesse sur la Paix et la Sécurité à Amman en Jordanie, aux sommets des chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine et au Forum mondial du Millennium campus Nations unies à New York.

À la Banque mondiale et au Département d’État des États-Unis à Washington, elle porte également haut la voix des jeunes Africains. À Genève, aux Nations unies, elle sera à plusieurs reprises, modératrice des conférences sur les questions des jeunes.

Intégration panafricaine

Le 26 février 2016 à Addis-Abeba est signé le protocole d’accord historique avec la Commission de l’Union africaine sur le développement concret de la jeunesse africaine. Avec ce protocole d’accord, la jeunesse africaine a retrouvé sa place au sein de l’UA, celui d’imposer ses enjeux et d’être maître de son destin devant les hautes instances de l’organisation. Désormais, la jeunesse doit être présente et toutes les activités de l’Union Africaine sur les jeunes doivent se faire en collaboration avec l’UPJ car comme dit Francine Muyumba « rien ne peut se faire pour les jeunes sans les jeunes ».

En 2017, elle définit alors avec le chef de l’État les priorités et les projets concrets à présenter à ses paires, pour adoption, au sommet de juillet 2017 après avoir réuni du 29 juin au 1er juillet des milliers de jeunes dans la capitale tchadienne, écoutés par de nombreux experts et plusieurs chefs d’États du continent.

Le plaidoyer de l’UPJ et de sa présidente lors de la 29e session ordinaire de la conférence de l’Union africaine, les chefs d’État et de gouvernement ont approuvé la création du Fonds Africain pour le Développement de la Jeunesse. Ils vont autoriser ensuite l’affectation d’un montant au moins égal à 1% du budget programme de la commission de l’Union africaine au Fonds africain pour le développement de la jeunesse.

Pour le 10e anniversaire de la Charte africaine de la jeunesse, elle réunit les jeunes, afin d’évaluer la mise en œuvre de cet instrument stratégique. Après de nombreux plaidoyers de l’UPJ et de la Commission de l’Union africaine, l’initiative de la création du Fonds africain pour le développement de la jeunesse sera adoptée à l’unanimité par les ministres africains de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. En 2018, Francine Muyumba lance la réforme institutionnelle de l’UPJ12, dans le sillage de la réforme institutionnelle de l’UA. Pour mener la réflexion, elle réunit son comité exécutif ainsi que les présidents des Conseils Nationaux des Jeunes des différentes sous-régions du continent et de la diaspora à Kinshasa.

Diplomatie

Depuis 2014, Francine Muyumba a été présente aux sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’UA. Son comité exécutif et elle, ont souvent pris part aux travaux à huis clos des chefs d’États sur les enjeux majeurs du continent et elle prendra la parole dans plusieurs ouvertures officielles des sommets des Chef d’État et de Gouvernement ainsi qu’à Abidjan lors du sommet Afrique-Europe réunissant tous les chefs d’État africains et européens.

Durant son mandat à la tête de l’UPJ, tous les membres du comité exécutif ont été actifs sur le continent et dans le monde. Ils ont notamment participé à la présidentielle au Soudan où le secrétaire général Souleymane Sidibe a pris part en qualité d’Observateur. Le secrétaire général adjoint pour l’Afrique Australe Dalitso Mbewe a été porteur d’un message de paix de la présidente en Afrique du Sud pendant les violences xénophobes.

En 2016 à New York, Francine Muyumba et l’UPJ ont répondu du 01er au 02 février à une invitation du président du Conseil Economique et Social des Nations-Unies, Oh Joon, pour présider la session Afrique sub-saharienne sur le rôle des jeunes Africains pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Après les délibérations en panel, la présidente de l’UPJ en tant que modératrice de la session avait présenté le rapport final à la plénière.
En marge de ces assises, la présidente de l’UPJ avait tenu plusieurs réunions bilatérales importantes respectivement avec les délégations russe et chinoise ; pour renforcer les relations jeunes Afrique-Chine et Afrique-Russie. Elle a, durant la rencontre accordé son soutien, au nom de la jeunesse africaine, à la Russie pour l’organisation du festival mondial des jeunes du monde entier. Ce festival recevra 20 000 jeunes venus de toute la planète.
Elle a été à la rencontre des jeunes et des autorités dans plus de 48 pays africains en moins de 5 ans et a participé au plaidoyer de l’adoption de la résolution 2250 sur la Jeunesse, Paix et Sécurité du conseil Paix et Sécurité des Nations unies. Elle mènera par la suite une campagne pour sa mise en œuvre par les chefs d’État africains. Elle a également participé aux efforts de paix dans nombreux pays comme la Somalie, la République centrafricaine, le Burundi et tant d’autres pays Africains. Elle a été secrétaire bilingue des pourparlers de paix du Gouvernement de la RDC avec les rebelles du M23 à Kampala, en Ouganda.

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